Bling bling bling… sound of Jamaica

Chaines en or d’ou pend un médaillon lourd… lourd de symbole, lourd de sens, lourd tout court: d’ou vient ce «bling bling» qu’on utilise aujourd’hui dans le langage populaire? Utilisé pour désigner des bijoux et l’accoutrement de certains rappeurs, ce terme emprunté du jargon «hip hop» s’est tellement popularisé qu’on n’hésite pas à l’utiliser dans les titres de journaux ou pour décrire le Président d’une certaine république. 
«Bling bling» n’est rien d’autre qu’une onomatopée jamaïcaine, évoquant des chaines qui s’entre-choquent et symbole de fierté d’un «nigga» qui a réussi sans jamais cessé d’être celui qu’il est. C’est à dire, un ancien esclave dont les chaines auraient été transformées… en or! L’or, symbole de la réussite. L’or… qui brille et qui séduit… l’or qu’on retrouve aujourd’hui sur les vestes dorées, les logos de marques de sport ou de luxe, les baggys, les jupes, les montres, les bagues avec des diamants, les lunettes, les ongles, les Pimp cups (sorte de trophée, de coupe), de massives chaînes en or et des grillz, recouvrant les dents…!

Du coup, les dents en or des rappeurs rendraient hommage a celles arrachées aux esclaves et les pantalons tombant rendraient hommage aux prisonniers sans ceinture. Le bling bling donc, comme autant de signes d’humiliation détournés en signe de fierté.
C’est aussi aujourd’hui un style de vie (si on puisse dire!).
Cette expression a été popularisée avec le succès de la chanson Bling Bling, un tube de 1999 de B.G., un rappeur de La Nouvelle Orléans, membre des Cash Money Millionaires. Toutefois, c’est le rappeur Lil Wayne qui, lors d’une session studio, réinventa ce terme en référence au bruit que font les chaînes portées autour du cou. Le style « bling-bling » aurait été inventé par les membres du label Cash Money, Lil Wayne, Juvenile, Turk, B.G. et Birdman au début des années 1990.
Une blog de notre envergure ;-) ne peut pas ignorer un phénomène tellement important: Il s’inspire de la rue.

Des filles qui assurent

Des filles qui assurent, soyons honnêtes, y’en n’a pas des masses. On peut cartonner lors d’un examen ou d’un concours, on peut déchirer lors d’une représentation sportive, on peut être la reine d’une soirée et régaler ses invités, on peut gérer une situation d’urgence et en être fière. Mais « assurer »… c’est pas donné à tout le monde.
Voyons plutôt du coté de l’agilité, de la créativité et de la souplesse. Tee-shirts simples, bas de jogging ou leggings sous une jupe, en couleurs minimalistes, ces filles assurent. Pour y voir un peu plus clair, je vous propose de visionner cette video :

A ce propos, je vous propose de suivre les aventures d’Annty Marais de Parkour Génération (basé à Londres) qui sillonne actuellement le monde et qui devrait se trouver au Chili au moment même ou je vous parle.

http://www.parkourgenerations.com/users/Annty

Si le mouvement du Parkour trouve son origine entre Evry et Sarcelles avec les Yamakasi, il a aujourd’hui fait ses preuves et sillonne lui aussi le monde, les villes et les cultures. Des reportages tv aux reportages radio, on trouve les traceurs aussi bien dans les grandes villes branchées comme Londres et Berlin, qu’au Caire ou en Palestine ou les braises des révolutions ou des conflits armés brûlent encore. Philippines, Australie, Mexique, Bresil, Afrique du sud… Le Parkour n’a plus de frontière. Peut etre n’en a-t-il jamais eu. De par son essence, son principe, la frontière est à transgresser. « L’homme a toujours apprivoiser son environnement en avançant de branche en branche » explique Laurent Pietmontesi, une force de la nature humaine qui semble s’évader de son corps aux muscles saillant à chacun de ses mouvements. Retrouver une forme de liberté, se sentir vivant, défier les lois de la nature ou tout simplement s’amuser : chacun trouve en lui sa raison propre et personnelle dans l’entraînement et la pratique. Un style fluide ou un style puissant, une allure féline de chat ou celle d’une araignée, chacun exprime ce qu’il a au fond de lui : l’art trouve un langage commun, le Parkour. Ou l’Art du Déplacement.
Petit hommage à tous mes amis pratiquants. Vous assurez ;-)

Explosion vocale

Hier soir ma copine Laura donnait un concert. Soul, Gospel et Funk étaient au rendez vous. C’est un trio souvent accompagné de Groove, Blues et Mowtown. Et quand ils se rencontrent tous, ça donne un cocktail explosif. Ça donne le concert d’hier soir.
Au delà de me régaler les esgourdes, c’était un spectacle pour les yeux : des femmes éblouissantes en afro-hair sublimées par un trait de crayon sous les yeux ou un sourire rouge-flamboyant, les robes moulantes, les paillettes, les talons plus ou moins aiguilles, les créoles et les longues boucles d’oreilles cliquetant au rythmes de la musique… Les hommes, eux, avaient chacun un style bien étudié, à croire que la mode masculine n’a jamais été aussi élaborée : petit veston, accessoires indescriptibles, chapeau, chaussures stylées…
Bref, un concert de haut calibre. Le level des choristes aussi était au rendez vous. Un vrai hommage aux grandes voix disparues. Comment ces grandes voix survivent-elles d’ailleurs ? Comment font-elles pour être toujours aussi vivantes ? Pourquoi remuent-elle encore de manière si vivace nos entrailles ? Si vous ne me croyez pas, rejouez Janis Joplin…

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, dépoussiérez vos albums de Marvin Gaye et mettez le célébrissime « Let’s Get It On ». Enfin, si votre mauvaise foi fait des siennes, ou si ma capacité à vous convaincre pêche en efficacité, je serai obligée de vous ré-orienter vers « Atika Blues » d’Archie Shepp afin que puissiez comprendre le profond sens du mot « puissant ». Et puis, sinon, je vous envoie balader chez les Isley Brothers, Ike&Tina Turner, James Brown, Stevie Wonder, Tammy Terrel, Diana Ross, Otis Redding, The Temptations… Vous risqueriez de ne pas vous en remettre. Alors croyez moi, bon sang !

Laissez passer la lumière!

Je me demande souvent pourquoi la folie fait-elle peur. Il faut être lucide sur le fait : un fou dans une rame de métro est plus puissant qu’une alarme à incendie. Tout le monde part en courant. Le Fou ! Quel Fou ! C’est un Ouf !… Et il a fait fuir tout le monde comme s’il était contagieux. La folie serait elle contagieuse ? On dit les psychiatres un peu timbrés eux-mêmes. On dit aussi que des éducatrices travaillant auprès de « fous » ont demandé à être mutées de service quand elles étaient enceinte, même si elles se disaient bien conscientes de l’absurdité de la chose.
En psychiatrie, on les bourre de médicaments, parce qu’ils risquent d’être dangereux pour eux mêmes. Et de nous casser les c…. accessoirement. Et de nous empêcher de nous occuper des autres patients.
Avant d’être malmenés comme ils le sont aujourd’hui, les fous avaient leur rôle dans la société. Le fou du roi, notamment, était tout à fait intégré. La folie laisse des traces dans la littérature. Il n’est pas rare de tomber sur l’expression anglaise « run amok ». Elle renvoie à un phénomène inexplicable, touchant les hommes en général brimés par leur femme, qui s’est développée en Malaisie et qui a nécessité l’intervention d’une base de casques bleus. En effet, la mort brutale de touristes qui avait eu la malchance de se trouver sur leur chemin devenait alarmante.
Les plus téméraires peindront un tableau plus audacieux de la folie. Alpha Blondie rend un très bel hommage à Fanta Diallo, que ses parents refusaient qu’il fréquente et qui fut par la suite placée en hôpital psychiatrique :

Et Jacques Audiard, cinéaste hautement respecté, parle volontiers des «bienheureux félés qui laissent passer la lumière ».

Alors, j’ai envie de vous dire, d’aimer à la folie, dansez à en perdre la raison, riez comme un taré, faites des trucs de ouf, soyez perché ou même barré… c’est une manière de vivre comme une autre. Et surtout, laissez passer la lumière !

Celui qui risque de tout perdre, a deja gagné

J’ai reçu l’autre jour un courrier d’un ami, qui a choisi de mettre en “signature” de son email ceci : « Celui qui risque de tout perdre, a deja gagné ». J’ai souri. J’aime. Il y a deux semaines, Felix Baumgartner a franchi le mur du son en exécutant le saut le plus incroyable de tous les temps : un saut depuis un space rocket dans l’espace, pour atterrir sur terre. J’ai souri, impressionnée. J’allume la radio ce matin, et j’entends un sportif de free fight pendant son entraînement dire « dans la vie, il faut prendre des risques ». Euh, certes. Prendre des risques.

Hmhmh. Ça dépend desquels.

Et puis, qu’est ce qu’on risque ? Qu’est ce qu’on est prêt à risquer, à perdre ? Joue-t-on sa vie ? son ego ? sa réputation ? son corps ? son futur ? Son argent ? Sa santé ?

Un de mes amis, prof de capoeira, disait toujours lors des exercices demandant plus ou moins de souplesse ou d’agilité, « chacun sa condiçao ». J’ai alors aujourd’hui envie de dire la même chose. Prise de risque, ok, mais chacun sa condiçao. On n’est pas égaux devant le risque. Certains naissent plus égaux que d’autres, n’est ce pas George ?

Et puis, n’y aurait-il pas des catégories de risques. Les « bons risques », ou les « healthy risks », et puis les « mauvais » risques… car c’est maaaaal. Je dis ça car je suis bénévole à Médecins du Monde pour…. La réduction des risques (usagers de drogues, prostitués)!

Mais j’aurais tendance à croire que l’addiction, quand on devient « adrenaline-junkie », n’est pas loin du souhait de la réalisation de rêves, même les plus fous. La ligne est rapidement franchie, sans même s’en être aperçu.

Et puis, pas besoin d’être un sur-homme pour prendre des risques. Traverser une rue peut être risqué, tout comme avouer sa flamme. Et le swing des Marvelettes qui l’ont mis en chanson ne peut laisser qui que ce soit dans son fauteuil à ne rien faire… http://www.youtube.com/watch?v=_tKNBgVqZ8I

watch?v=_tKNBgVqZ8I

Bon, je crois que je vais me risquer à un petit café et méditer à tout cela.