Explosion vocale

Hier soir ma copine Laura donnait un concert. Soul, Gospel et Funk étaient au rendez vous. C’est un trio souvent accompagné de Groove, Blues et Mowtown. Et quand ils se rencontrent tous, ça donne un cocktail explosif. Ça donne le concert d’hier soir.
Au delà de me régaler les esgourdes, c’était un spectacle pour les yeux : des femmes éblouissantes en afro-hair sublimées par un trait de crayon sous les yeux ou un sourire rouge-flamboyant, les robes moulantes, les paillettes, les talons plus ou moins aiguilles, les créoles et les longues boucles d’oreilles cliquetant au rythmes de la musique… Les hommes, eux, avaient chacun un style bien étudié, à croire que la mode masculine n’a jamais été aussi élaborée : petit veston, accessoires indescriptibles, chapeau, chaussures stylées…
Bref, un concert de haut calibre. Le level des choristes aussi était au rendez vous. Un vrai hommage aux grandes voix disparues. Comment ces grandes voix survivent-elles d’ailleurs ? Comment font-elles pour être toujours aussi vivantes ? Pourquoi remuent-elle encore de manière si vivace nos entrailles ? Si vous ne me croyez pas, rejouez Janis Joplin…

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, dépoussiérez vos albums de Marvin Gaye et mettez le célébrissime « Let’s Get It On ». Enfin, si votre mauvaise foi fait des siennes, ou si ma capacité à vous convaincre pêche en efficacité, je serai obligée de vous ré-orienter vers « Atika Blues » d’Archie Shepp afin que puissiez comprendre le profond sens du mot « puissant ». Et puis, sinon, je vous envoie balader chez les Isley Brothers, Ike&Tina Turner, James Brown, Stevie Wonder, Tammy Terrel, Diana Ross, Otis Redding, The Temptations… Vous risqueriez de ne pas vous en remettre. Alors croyez moi, bon sang !